Comment ?

Comment_Allergies_Gluten_Allergies_Alimentaires_association_1
Comment_Allergies_Gluten_Allergies_Alimentaires_association_1

Comment vivre avec l’allergie ?

Comportement alimentaire à adopter

Le seul traitement possible est l’éviction stricte et totale, à vie, du gluten du régime alimentaire. En effet, l’incidence des cancers diminuerait chez les personnes adoptant un régime sans gluten strict, mais non chez les personnes suivant un régime pauvre en gluten. Cependant, des doses très faibles de gluten (2,5 à 5 mg/j) pourraient être tolérées sans provoquer de transformations pathogènes de l’intestin. Ce régime strict d’éviction pose évidemment d’importants problèmes quotidiens pour les malades puisque la farine de blé et le gluten sont présents dans la plupart des produits alimentaires (pain, biscuit, gâteaux, viandes, saucisse, soupes, plats cuisinés) comme agents texturants, rétenteurs d’eau ou substituts aux protéines animales.

Cependant, la signification de la dénomination « sans gluten » varie d’un pays à l’autre en l’absence de méthode normalisée de dosage, l’harmonisation internationale dans le cadre de la révision de la norme du Codex Alimentarius est très lente.

Remboursement des produits diététiques sans gluten

Le Ministère de la Santé a redéfini en 2004 les modalités d’étiquetage : 

Un code barre qui identifie le produit / un libellé qui désigne le produit et son grammage 

Un tableau qui répertorie le remboursement par tranche de poids des familles de produits sans gluten.

Modalités 

• Diagnostic avec BIOPSIE

• Demande de prise en charge par le médecin pour le remboursement de produits sans gluten pour un malade coeliaque


• Accord de la Caisse d’Assurance Maladie • Envoi par la caisse d’un imprimé CERFA N° 10465*01 (certaines caisses n’en possèdent pas). Si votre caisse n’en possède pas, vous collez vos vignettes au dos des factures ou sur des feuilles vierges

• Ordonnance prescrite pour 6 mois (faire des photocopies pour les envois mensuels) • Envoi de demande de remboursement 1 fois par mois

• Certaines caisses demandent une attestation sur l’honneur justifiant l’achat des produits sans gluten


• Pas ou peu de possibilités de délégations pharmaceutiques ni des cartes CMU (le MC doit avancer le montant des produits et se faire rembourser après l’achat)

Traitement d’éviction

L’identification du ou des aliments responsables puis leur éviction du régime alimentaire sont, dans tous les cas, indispensables. Tout régime d’éviction alimentaire doit être prescrit et contrôlé par un médecin s’aidant de documents publiés et de l’aide d’une diététicienne. Certains facteurs de risques doivent également être pris en compte : antécédents de réactions anaphylactiques, antécédents d’asthme instable ou mal contrôlé, allergie à l’arachide, aux noix et noisettes ainsi qu’aux poissons et crustacés. Ces éléments constituent, des facteurs de gravité qui doivent être connus du patient pour éviter de développer un choc anaphylactique.

Le traitement du choc anaphylactique

L’efficacité du traitement repose sur la reconnaissance rapide de la symptomatologie et sur une prise en charge thérapeutique immédiate. 

L’adrénaline constitue le traitement de choix et est administrée par voie intramusculaire à des doses variables (0,15 à 0,25 mg chez l’enfant et 0,3 à 1mg chez l’adulte) à répéter en fonction de la sévérité et de l’évolution des signes de menace vitale (bronchospasme et collapsus vasculaire). La voie intra-musculaire est supérieure à la voie sous-cutanée en raison d’un meilleur profil cinétique. Une prise en charge en milieu hospitalier est nécessaire puisqu’un remplissage vasculaire est indispensable en raison de l’hypovolémie du choc anaphylactique. 

L’oxygénothérapie est un complément indispensable en cas de bronchospasme associé. Des broncho-dilatateurs bêta- adrénergiques en « spray » ou par voie sous-cutanée sont prescrits en cas de bronchospasme associé. D’autres médicaments sont associés : corticoïdes et anti- histaminiques par voie injectable ou per os.

Les autres traitements 

En dehors de l’indispensable régime d’éviction, d’autres traitements sont parfois proposés. Ils reposent sur certaines molécules anti-allergiques. 

Le cromoglycate disodique, administré par voie orale, à fortes doses, appartient à cette catégorie bien que son efficacité ne soit pas prouvée. 

Le kétotifène a également été étudié dans l’allergie alimentaire et il semble que ce produit soit en partie efficace lorsqu’il existe une symptomatologie dermatologique induite par l’allergie alimentaire. 

D’une manière générale, ces traitements ont pour objectif principal de limiter certains effets secondaires de l’allergie mais ils ne peuvent se substituer au régime d’éviction. 

Les traitements reposant sur l’immunothérapie spécifique (ou désensibilisation spécifique) sont actuellement du domaine de quelques services spécialisés et d’indication très restreinte. Il reste que ce type de traitement, fréquemment utilisé dans le cadre des allergies respiratoires par exemple, n’est pas très encourageant pour l’instant dans le domaine des allergies alimentaires. D’indications exceptionnelles, les désensibilisations sont efficaces dans la prévention du risque vital à des allergènes masqués; elles présentent très peu d’intérêt en pratique quotidienne.

Un moyen de traitement d’emploi aisé (stylos auto-injectables) 

Les traitements faciles d’emploi tels que les stylos injecteurs d’adrénaline présentent plusieurs intérêts : 

Les personnels non médicaux acceptent plus facilement de pratiquer une injection s’il n’y a pas de manœuvres compliquées à effectuer (dosage, …). A cet effet, le stylo-injecteur ne ressemble pas à une seringue, il est pré-dosé et cela permet de dépasser certaines réticences et appréhensions. 

Sa longue durée de conservation permet de l’emporter avec soi, lors de sorties scolaires par exemple. 

Certains stylos injecteurs d’adrénaline peuvent être conservés à température ambiante (Anapen*, dosé à 0,15 ou 0,3 mg d’épinéphrine dans 0,3 ml de solution). Ils bénéficient d’une autorisation de mise sur le marché et peuvent donc être prescrits et achetés en pharmacie. 

D’autres systèmes injecteurs d’adrénaline (Anahelp*, dosé à 1mg d’épinéphrine pour 1ml de solution) ont l’inconvénient de devoir être conservés au réfrigérateur (à une température comprise entre 3 et 8°C). 


Parallèlement, la formation des personnes de l’entourage des patients à la pratique d’injection et à la reconnaissance rapide des signes de réactions cliniques graves reste indispensable.

Taux de remboursement Sécurité Sociale 60%

Remboursement de 45,73€ par mois pour les adultes (sur le total des tarifs LPPR) et 33,54€ pour les moins de 10 ans

3,4% des adultes sont allergiques au gluten

4 Catégories avec chacune leur base de remboursement:
– FARINES
– PAINS
– PATES
– BISCUITS

700% d’augmentation des chocs anaphylactiques en 17 ans en Grande Bretagne

3,5% de la population française concernée par la maladie coeliaque